Les terminaux mobiles tels que les smartphones, les ordinateurs portables, en voie d'être supplantés par les tablettes électroniques (phénomène déjà opéré aux Etats-Unis pour l'accès au wifi), ont envahi notre quotidien et nos univers professionnels. La société iPass vient de publier les résultats du 1er trimestre 2011 de l'étude "iPass Global Mobile Workforce Report" portant sur les mobinautes "professionnels" c'est-à-dire les salariés équipés d'au moins un terminal mobile.
Cette étude explore d'abord l'influence des usages mobiles sur nos comportements privés et professionnels, et leurs conséquences sur nos modes de vie et notre relation au travail.
L'étude explore ensuite les fonctionnalités et les applications préférées des mobinautes professionnels en fonction du terminal mobile utilisé et l'incidence de ces nouveaux usages sur les stratégies et process des SI.
iPass pose les bases d'un débat renouvelé et original sur les perspectives du travail collaboratif. Nous nous sommes donc attachés, comme à l'accoutumée sur ce blog, non pas simplement aux faits et aux données quantitatives, mais aux évolutions induites par ces changements d'outils, qui dépassent largement le champ technologique pour interpeller directement la fonction SI, et le management de l'entreprise collaborative.
Cette évolution est tellement rapide et tellement importante qu'au moment même où nous relisons ce billet pour le mettre en ligne, notre veille nous amène à découvrir que Citrix expérimente un nouveau modèle d'exploitation et de configuration des postes de travail qui a pour nom le "Bring Your Own Device" (BYOD), qui n'est rien moins que le parti pris laissé aux collaborateurs d'utiliser le terminal, essentiellement mobile, de leur choix, associé à la technologie de virtualisation du poste de travail. Ceci pour dire que l'objet central de cette étude revêt une dimension stratégique majeure non seulement pour la fonction SI mais plus généralement pour l'entreprise elle-même.
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| Crédit photo: greenit |
On pourra également avoir présente à l'esprit que si certaines entreprises peuvent être encore frileuses, réticentes, peu impliquées dans les problématiques d'entreprise 2.0, la technologie mobile, les usages associés, la liberté d'utilisation des terminaux que permettent la virtualisation des postes de travail, inscrite plus généralement dans la migration partielle ou totale des fonctions de l'entreprise dans le cloud, sont autant de facteurs qui par nature induisent une pratique collaborative. Sans mettre le focus sur ce point, nous invitons donc le lecteur à considérer les données de l'étude comme l'un des signes de cette pression exercée de fait par la technologie mobile, les applications collaboratives et la virtualisation sur les entreprises, les contraignant, volens nolens, à placer le collaboratif associé à la mobilité au centre du business. Révolution pour l'entreprise. Evolution et défis majeurs pour les SI qui doivent maîtriser toutes les contraintes de sécurité, d'architecture, de fiabilité, de résilience, de ressources, etc. associées à la mobilité pour redevenir un support de création de valeur.
On voit bien ici que le débat n'est absolument pas de savoir si on utilise plus ou moins son smartphone ou plus ou moins son iPad. En dernière analyse, c'est toute la logique de création de valeur ajoutée et d'écosystème d'entreprise qui est en cause.
Compte tenu de la richesse de l'étude, nous avons décidé d'y consacrer 2 billets, chacun d'eux revenant sur l'un des 2 axes de l'étude.
Méthodologie:
Sondage effectué du 1er au 15 avril 2011 auprès de 3 700 "collaborateurs nomades", que nous appelleront les mobinautes (sachant que nous parlons de salariés), travaillant pour 1 100 entreprises réparties dans le monde entier. Les 3 700 participants représentent toutes les tranches d'âge (actives) et toutes les zones géographiques, selon les répartitions suivantes:
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| Répartition des répondants par zone géographique |
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| Répartition des répondants par tranche d'âge |
Définition d'un collaborateur nomade selon iPass: Tout collaborateur utilisant un terminal mobile quel qu'il soit (ordinateur portable, netbook, smartphone, téléphone portable, ou tablette électronique) qui accède à des réseaux (autres que le LAN ou WLAN de l'entreprise) à des fins professionnelles.
Dossier 1/2: La révolution mobile bouleverse notre quotidien.
Vous trouverez dans cette 1ère partie du dossier les principaux charts de l'étude et à la fin du billet, une infographie réalisée par iPass illustrant une sélection des enseignements de cette première partie.
Décryptage et analyse
Nous avons délibérément modifié l'ordre de présentation des charts de l'étude. Une raison essentielle à cela: ce que nos clients recherchent et apprécient chez Cloud and Go!, c'est la faculté d'intégrer des données à une vision comme à une approche stratégiques. Or pour être très intéressante du point de vue des données, la chronologie proposée par iPass ne permettait pas, paradoxalement, de tirer les enseignements majeurs. Nous avons donc procédé à la modification du déroulé des charts, permettant ainsi les mises en perspective utiles.
Nous nous sommes également efforcés de pousser l'analyse jusqu'au bout, y compris donc en termes de management, là où les commentaires de l'étude d'ipass laissaient le lecteur averti non pas forger ses propres conclusions, mais au milieu du gué.
Les conclusions qui s'imposent ne concernent pas que les SI mais toutes les fonctions: SI, RH, Direction Générale. C'est donc bien le management de l'entreprise qui est directement interpellé par ces données.
Nous nous sommes également efforcés de pousser l'analyse jusqu'au bout, y compris donc en termes de management, là où les commentaires de l'étude d'ipass laissaient le lecteur averti non pas forger ses propres conclusions, mais au milieu du gué.
Les conclusions qui s'imposent ne concernent pas que les SI mais toutes les fonctions: SI, RH, Direction Générale. C'est donc bien le management de l'entreprise qui est directement interpellé par ces données.
1. Une tendance lourde: le multi-équipement mobile.
Près de 100% des mobinautes possèdent un smartphone, et ce n'est plus une question de génération:
- 96% des moins de 45 ans
- 91% des plus de 55 ans
- 41% des mobinautes en possèdent une
- 34% d'entre eux ont l'intention de s'en procurer une dans les 6 prochains mois.
En conséquence, 75% d'entre eux devraient être équipés à l'automne prochain.
Ce qui ne figure pas dans l'étude, mais que nous nous empressons d'ajouter, car ceci confirme la nature de l'équipement, c'est que pour les Etats-Unis, et concernant l'accès aux réseaux wifi, le rapport entre l'accès via un smartphone et l'accès via une tablette électronique est désormais de 1 à 4. Les tablettes sont en train de prendre un leadership déterminant non seulement sur les PC , les portables et autres notebooks, on le savait; mais aussi sur les smartphones.
Ce qui ne figure pas dans l'étude, mais que nous nous empressons d'ajouter, car ceci confirme la nature de l'équipement, c'est que pour les Etats-Unis, et concernant l'accès aux réseaux wifi, le rapport entre l'accès via un smartphone et l'accès via une tablette électronique est désormais de 1 à 4. Les tablettes sont en train de prendre un leadership déterminant non seulement sur les PC , les portables et autres notebooks, on le savait; mais aussi sur les smartphones.
Parmi les tablettes possédées à ce jour (41% des mobinautes), l'iPad domine avec 72% de part de marché. Et cette part de marché devrait être stable (et dominante) en 2011:
- 63% des mobinautes déclarent qu'ils ont l'intention de se procurer un iPad ou de changer le leur pour un iPad 2 dans les 6 prochains mois,
- portant le potentiel global annuel de part de marché de l'iPad à 71% des collaborateurs nomades équipés de tablette.
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| Parts de marché actuelles des tablettes sur la population active mobile |
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| Parts de marché estimées des tablettes sur la population active mobile en 2011 |
Les mobinautes apprécient de plus en plus de travailler sur une tablette. 87% de ceux qui en possèdent une l'utilisent dans le cadre de leur travail, au moins en partie. Sachant que seules 27% des tablettes ont été fournies par l'entreprise, 73% des tablettes relevant d'un achat à titre personnel.
On voit ici la confirmation directe de la remarquable analyse prospective de Citrix que nous annoncions en début de billet: puisque les collaborateurs prennent statistiquement le parti de se procurer très majoritairement par leurs propres moyens le terminal qui concoure le mieux à leur productivité; autant contribuer à ce financement, et "verrouiller" le fonctionnement SI par la virtualisation du poste. Le "Bring Your Own Device" n'est pas une invention de SI en recherche d'optimisation de coûts. C'est un modèle induit par la pratique des collaborateurs eux-mêmes. A n'en pas douter, c'est l'une des dimensions majeures de la révolution SI qui est en train de s'opérer.
On voit ici la confirmation directe de la remarquable analyse prospective de Citrix que nous annoncions en début de billet: puisque les collaborateurs prennent statistiquement le parti de se procurer très majoritairement par leurs propres moyens le terminal qui concoure le mieux à leur productivité; autant contribuer à ce financement, et "verrouiller" le fonctionnement SI par la virtualisation du poste. Le "Bring Your Own Device" n'est pas une invention de SI en recherche d'optimisation de coûts. C'est un modèle induit par la pratique des collaborateurs eux-mêmes. A n'en pas douter, c'est l'une des dimensions majeures de la révolution SI qui est en train de s'opérer.
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| Utilisez-vous votre tablette d'abord pour travailler ou pour vos activités privées? |
2. Les mobinautes sont workaholics!
En moyenne, les mobinautes travaillent 240 heures par an de plus que la moyenne des salariés (nous avons fait le calcul pour vous, ceci représente la bagatelle de ... 1,5 mois de travail supplémentaire par an). Ce qui est considérable. A fortiori si on analyse non pas simplement en termes de temps de travail supplémentaire, mais en termes de productivité du travail. En effet, dès lors que le collaborateur utilise un terminal qu'il apprécie et sur lequel il est efficace, sa productivité croît mécaniquement. CQFD.
- 42% travaillent moins de 50 heures par semaine (ce qui ne veut pas dire qu'ils ne travaillent pas plus que leurs collègues non équipés de supports mobiles), contre 41% en 2010.
- 58% travaillent plus de 50 heures par semaine, contre 59% en 2010 (ce qui ne manque pas de faire question sous le rapport de la législation sociale applicable à la durée hebdomadaire de travail qui fixe le plafond absolu à 48 heures en Europe, selon les directives en vigueur. C'est un autre débat... Constatons simplement ici que les conséquences de la mobilité associée à la connectivité poussent les collaborateurs à travailler davantage, jusque dans des proportions très significatives dont on mesure l'intérêt évident pour les entreprises, cette situation étant néanmoins susceptible de devenir juridiquement problématique. C'est un vrai débat qui ne pourra pas éternellement être écarté.)
Les actifs mobiles qui vivent en Amérique du Nord déclarent travailler plus longtemps qu'ailleurs:
- 65% déclarent travailler 50 heures par semaine ou plus,
- contre 50% des Européens
- et 49% en Asie-Pacifique
Ces chiffres sont à pondérer car le nombre d'heures travaillées n'est pas nécessairement représentatif de la productivité du travail. Ainsi, en 2009 l'étude "prix et salaire" réalisée par UBS affirmait que la France était le pays où le travail était le plus productif au monde. Ainsi, un Français travaillait en moyenne 1453 heures /an, et le PIB par habitant se montant à 36 500 $, le PIB /habitant /heure était de 25,10 $ dans l'Hexagone. En comparaison, les Américains travaillaient 1792 heures par an et leur PIB/habitant/heure était de 24,60 $, soit 0,50 $ de moins que les Français, ce qui, à l'échelle de la population est énorme. (source: Business Insider)
L'objet de cet addenda étant non pas de lancer un cocorico authentiquement gaulois, mais de souligner, par mise en évidence des écarts de productivité du travail, l'impact le cas échéant considérable, notamment en France, de la mobilité associée à la productivité. Pour peu que les collaborateurs soient nomades, la croissance de business pour l'entreprise est largement démultipliée.
L'objet de cet addenda étant non pas de lancer un cocorico authentiquement gaulois, mais de souligner, par mise en évidence des écarts de productivité du travail, l'impact le cas échéant considérable, notamment en France, de la mobilité associée à la productivité. Pour peu que les collaborateurs soient nomades, la croissance de business pour l'entreprise est largement démultipliée.
Globalement, 86% des travailleurs mobiles font du télétravail :
- ce sont les Européens qui utilisent le plus le télétravail, à 91%,
- suivis de près par l'Asie-Pacifique à 90%
- puis les Américains du Nord à 81%
Le jour le plus travaillé à distance dans le monde est le vendredi, avec 22% des travailleurs nomades travaillant à distance, suivi par le lundi à 18%.
Quel sont les jours de la semaine où vous travaillez le plus à distance ? |
Grâce à la flexibilité du télétravail, les employeurs souffrent moins de l'impact sur la productivité des périodes de mauvais temps ou dans les situations d'urgence. 81% des mobinautes travaillent à distance lorsque des évènements extérieurs les empêchent de se rendre à leur bureau, et seulement 3% d'entre eux ne travaillent jamais à leur domicile. Un petit groupe de 17% tentera de se rendre à son bureau en toutes circonstances.
3. Nous développons des comportements obsessionnels
Les temps de pause dans la journée sont des moments pour soi, ils ne correspondent pas forcément à des horaires fixes mais par exemple à des moments inoccupés ou d'attente. Et pendant les temps de pause, 91% des mobinautes consultent leur smartphone, contre 86% en 2010. Plus de 7% des mobinautes admettent que la consultation de leur smartphone relève de l'obsession, contre 6% en 2010.
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| Consultez-vous votre smartphone pendant vos pauses? |
Le comportement obsessionnel est générationnel:
- 94% des 35-44 ans consultent leur smartphone occasionnellement pendant leurs pauses
- ce sont les - de 35 ans qui admettent le plus avoir un comportement obsessionnel à cet égard.
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| Consultez-vous votre smartpone pendant vos pauses - répartition par âge |
4. Dormir avec son smartphone est un symptôme de workaholisme
L'enquête établit un lien de causalité entre le fait de dormir avec son smartphone et un comportement "workaholic" hyper-connecté.
- 43% des mobinautes posent leur smartphone à portée de main pendant la nuit, et 12% d'entre eux ont un comportement obsessionnel, contre 7% de l'ensemble des mobinautes (voir supra). En effet, d'évidence, il est plus tentant de consulter son smartphone au milieu de la nuit quand on le pause à portée de main.
- 27% le posent hors de la chambre à coucher
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| Où posez-vous votre smartphone la nuit? |
Les possesseurs de tablettes prennent le même chemin:
- plus de 25% des mobinautes possédant une tablette la posent à portée de main pendant la nuit.
- 31% la posent en dehors de la chambre à coucher.
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| Où posez-vous votre tablette PC la nuit? |
Ce symptôme en favorise un autre: l'insomnie:
- Si près de 62% des mobinautes ne se réveillent pas la nuit pour consulter leur smartphone ou leur tablette,
- 38% (58% pour les seuls smartphones lorsqu'ils sont à portée de main) d'entre eux se réveillent au moins occasionnellement et 8% (11% pour les seuls smartphones lorsqu'ils sont à portée de main) se réveillent chaque nuit.
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| Combien de fois par nuit consultez-vous votre smartphone ou votre tablette? |
- Ce sont à nouveau les plus jeunes (- 34 ans) qui consultent leurs terminaux mobiles le plus la nuit; 46% au moins occasionnellement et 10% chaque nuit.
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| Combien de fois par nuit consultez-vous votre smartphone ou votre tablette? (répartition par âge) |
- Ceux qui vivent en Asie-Pacifique sont les plus accros et les plus fatigués, 55% consultent leurs supports mobiles au moins occasionnellement la nuit et 19% chaque nuit.
- A l'opposé les chiffres pour les Européens sont respectivement de 27% et de 4%.
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| Combien de fois par nuit consultez-vous votre smartphone ou votre tablette? (répartition géographique) |
Et, en toute logique, les consultations nocturnes sont avant tout professionnelles:
- La principale raison de ces consultations nocturnes est professionnelle (47%) : "je travaille avec des collaborateurs à l'étranger", "je ne veux rien louper", ou "je travaille sur un gros dossier qui requiert mon attention immédiate à chaque instant quelle que soit l'heure".
- Les actifs mobiles consultent également leur smartphone la nuit par qu'ils ont entendu un signal (36%) et parce qu'ils ne parviennent pas à dormir (36%).
- Ce sont les 45-54 ans qui consultent le plus la nuit pour des raisons professionnelles, et c'est en Asie Pacifique que cette habitude (pour raisons professionnelles) est la plus répandue.
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| Pourquoi consultez-vous vos outils mobiles la nuit? |
Ces chiffres donnent incontestablement à réfléchir. Positivement, ils attestent l'esprit de responsabilité des collaborateurs, leur engagement professionnel (quelles qu'en soient les motivations), dont l'entreprise tire un bénéfice immédiat en termes de productivité.
L'envers du décor a pour nom une pathologie, grave, et clairement identifiée par les spécialistes, qui a pour nom: addiction au travail. Dans sa forme extrême, cette addiction produit des burn-outs, une fragilisation de l'environnement social personnel du collaborateur, des dépressions caractérisées, voire ce que l'on nomme médicalement des autolyses, d'autant plus dangereux que la limite de la rupture est atteinte sans que le sujet, nous allions dire le patient, n'en discerne (ou ne veuille en reconnaître) la plupart du temps les symptômes.
Mobilité et connectivité sont donc à la fois un atout pour la productivité de l'entreprise comme pour le confort et la motivation du collaborateur, et donc son efficacité. C'est aussi un défi majeur en termes de gestion des ressources humaines. Nous ne faisons pas ici de "l'entreprise fiction": les cas d'addiction associés au télétravail sont de plus en plus nombreux, et croissant dans des proportions très voisines des cas d'addiction aux réseaux sociaux. Les premiers relèvent de la sphère professionnelle, les seconds de la sphère privée. Mais c'est une même technologie et un même écosystème qui les sous-tend: la mobilité associée à la connectivité et à la dimension sociale.
On voit bien ici à quel point la mobilité ne constitue pas seulement, loin s'en faut, un support technologique de croissance. Elle impacte directement les SI, les RH, et le management. On pourra faire comme si la question des conséquences ultimes ne se posait pas. L'actualité fournit de cruels exemples au sein de certaines grandes entreprises, d'implications associées à une connectivité et à une mobilité maximales, dans un environnement poussant à l'hyper productivité. La mobilité et la connectivité ne sont certes pas seules en causes, mais dès lors qu'elles ont pour effet un accroissement de la productivité sans limite d'espace ni de temps, l'impact sur la vie du collaborateur doit faire l'objet d'une réflexion et d'une prise en charge au sein d'une entreprise collaborative responsable.
Encore faut-il que la prise de conscience s'effectue et que le débat soit posé. Ce qui est d'autant moins évident que par définition le temps et l'espace de la production du collaborateur mobile et connecté ne se voit pas; et que de plus en plus souvent le travail est organisé autour de la gestion de projets qui gomme littéralement la spacialisation et la temporalisation de la production. Dans la durée il peut être dangereux pour une entreprise de faire l'économie de cette réflexion.
5. Lire ses mails est le premier geste dès le réveil
L'envers du décor a pour nom une pathologie, grave, et clairement identifiée par les spécialistes, qui a pour nom: addiction au travail. Dans sa forme extrême, cette addiction produit des burn-outs, une fragilisation de l'environnement social personnel du collaborateur, des dépressions caractérisées, voire ce que l'on nomme médicalement des autolyses, d'autant plus dangereux que la limite de la rupture est atteinte sans que le sujet, nous allions dire le patient, n'en discerne (ou ne veuille en reconnaître) la plupart du temps les symptômes.
Mobilité et connectivité sont donc à la fois un atout pour la productivité de l'entreprise comme pour le confort et la motivation du collaborateur, et donc son efficacité. C'est aussi un défi majeur en termes de gestion des ressources humaines. Nous ne faisons pas ici de "l'entreprise fiction": les cas d'addiction associés au télétravail sont de plus en plus nombreux, et croissant dans des proportions très voisines des cas d'addiction aux réseaux sociaux. Les premiers relèvent de la sphère professionnelle, les seconds de la sphère privée. Mais c'est une même technologie et un même écosystème qui les sous-tend: la mobilité associée à la connectivité et à la dimension sociale.
On voit bien ici à quel point la mobilité ne constitue pas seulement, loin s'en faut, un support technologique de croissance. Elle impacte directement les SI, les RH, et le management. On pourra faire comme si la question des conséquences ultimes ne se posait pas. L'actualité fournit de cruels exemples au sein de certaines grandes entreprises, d'implications associées à une connectivité et à une mobilité maximales, dans un environnement poussant à l'hyper productivité. La mobilité et la connectivité ne sont certes pas seules en causes, mais dès lors qu'elles ont pour effet un accroissement de la productivité sans limite d'espace ni de temps, l'impact sur la vie du collaborateur doit faire l'objet d'une réflexion et d'une prise en charge au sein d'une entreprise collaborative responsable.
Encore faut-il que la prise de conscience s'effectue et que le débat soit posé. Ce qui est d'autant moins évident que par définition le temps et l'espace de la production du collaborateur mobile et connecté ne se voit pas; et que de plus en plus souvent le travail est organisé autour de la gestion de projets qui gomme littéralement la spacialisation et la temporalisation de la production. Dans la durée il peut être dangereux pour une entreprise de faire l'économie de cette réflexion.
5. Lire ses mails est le premier geste dès le réveil
Quand les mobinautes se réveillent le matin,
- 35% d'entre eux consultent leurs emails avant de faire quoi que ce soit d'autre,
- ce taux monte à 53% chez ceux qui posent leur support mobile à portée de main la nuit
- seuls 16% des mobinautes attendent le début de leur journée de travail pour le faire (après être arrivés à leur bureau).
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| Quand consultez-vous vos emails pour la 1ère fois de la journée? |
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| Quand consultez-vous vos emails pour la 1ère fois de la journée? Répartition par âge |
- Ce sont les plus jeunes (-35 ans) qui consultent le plus leurs emails avant même de se brosser les dents.
6. Ces comportements provoquent des conflits dans la sphère privée
- 29% des mobinautes ont des problèmes dans leur vie privée à cause de leurs usages des technologies mobiles.
- C'est encore plus vrai pour les 35-44 ans,
- et pour ceux qui dorment avec leur smartphone à portée de main.
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| Avez-vous des problèmes dans votre vie privée à cause de vos usages des technologies mobiles? (par tranches d'âges) |
Les mobinautes sont parfaitement conscients de dépasser les bornes.
Mais s'ils sont capables de décrire les comportements inacceptables ou limites :
Mais s'ils sont capables de décrire les comportements inacceptables ou limites :
- Prendre un appel sur son téléphone mobile pendant une réunion (84% des réponses)
- Consulter son smartphone pendant une réunion client ou interne quand quelqu'un est en train de faire une présentation (83%)
- Consulter son smartphone en conduisant (82%)
- Consulter son smartphone pendant un repas ou en présence de ses amis (56%)
- Laisser un enfant de moins de 7 ans jouer sur un smartphone pendant un dîner dehors (amis, famille, restaurant etc.) (54,2%)
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| Comportements inacceptables aux yeux des actifs mobiles (répartition par âges) |
Ils ont manifestement beaucoup de mal à éviter les comportements qu'ils considèrent eux-mêmes comme étant inacceptables ou limites:
- 40% avouent avoir pris un appel lors d'une réunion,
- 48% ont consulté leur smartphone au cours d'une réunion clients ou interne alors que quelqu'un faisait une présentation
- 49% ont consulté leur smartphone tout en conduisant.
- 73% admettent avoir consulté leur smartphone au cours d'un repas ou en présence d'amis
- 31% ont laissé un enfant de moins de sept ans jouer sur un smartphone pendant un dîner
Globalement, 89% d'entre eux reconnaissent avoir adopté l'un ou l'autre de ces comportements. Le pourcentage atteint 93% pour les moins de 45 ans et 80% pour les plus de 55 ans.
Nous sommes bien conscients de ce que ces chiffres ont d'extrêmement dérangeants. Nous avons nous-mêmes été profondément interpellés. En effet, on ne parle de rien moins ici que d'une véritable désociabilisation liée à la possession d'un terminal mobile associé à la connectivité. Il serait facile pour tout homme ou femme d'entreprise, pour tout manager, de se dire que ces comportements concernent la relation entre la mobilité, la connectivité et le web en général. Auquel cas l'entreprise ne serait pas interpellée.
Or la plupart des données associent mobilité, connexion et vie professionnelle. Donc l'entreprise est partie prenante de cet impact sur le comportement psycho social du collaborateur Partie prenante ne signifie pas responsabilité unique mais contribution directe. Il y a donc bel et bien une vraie réflexion commune à conduire sur la capacité que peut avoir une entreprise collaborative, sociale et connectée, à assurer de façon pérenne sa propre croissance en s'appuyant sur la productivité de collaborateurs mobiles et connectés, tout en évitant, pour la partie qui la concerne, les dérives identifiées dans l'étude, évidemment contre productives. La société comme les usagers sont interpellés pour la part qui touche à l'usage personnel des terminaux mobiles, mais dans la mesure où l'entreprise associe par nature mobilité, connectivité et productivité, il nous semble évident qu'une approche managériale s'impose à elle sur le sujet.
Nous sommes bien conscients de ce que ces chiffres ont d'extrêmement dérangeants. Nous avons nous-mêmes été profondément interpellés. En effet, on ne parle de rien moins ici que d'une véritable désociabilisation liée à la possession d'un terminal mobile associé à la connectivité. Il serait facile pour tout homme ou femme d'entreprise, pour tout manager, de se dire que ces comportements concernent la relation entre la mobilité, la connectivité et le web en général. Auquel cas l'entreprise ne serait pas interpellée.
Or la plupart des données associent mobilité, connexion et vie professionnelle. Donc l'entreprise est partie prenante de cet impact sur le comportement psycho social du collaborateur Partie prenante ne signifie pas responsabilité unique mais contribution directe. Il y a donc bel et bien une vraie réflexion commune à conduire sur la capacité que peut avoir une entreprise collaborative, sociale et connectée, à assurer de façon pérenne sa propre croissance en s'appuyant sur la productivité de collaborateurs mobiles et connectés, tout en évitant, pour la partie qui la concerne, les dérives identifiées dans l'étude, évidemment contre productives. La société comme les usagers sont interpellés pour la part qui touche à l'usage personnel des terminaux mobiles, mais dans la mesure où l'entreprise associe par nature mobilité, connectivité et productivité, il nous semble évident qu'une approche managériale s'impose à elle sur le sujet.
Conclusion:
Nous vous livrons ici la conclusion de l'étude d'iPass, et celle que nous croyons devoir être formulée au vu des données. Comme nous l'avons dit plus haut, l'étude ne va pas jusqu'au bout. Et pour cause, au vu des enjeux que nous avons soulignés tout au long de notre analyse supra. Le moins qu'on puisse dire est que la thématique est très compromettante puisqu'elle touche, c'est évident, à la dimension opérationnelle des SI, mais aussi et peut-être même surtout à la vie intime de l'entreprise dans ses rapports avec ses collaborateurs, autant que dans la nouvelle donne de la gestion des ressources humaines qui s'impose en relation avec l'usage professionnel des terminaux mobiles.
1. De "éteints ton portable!" à "tu m'écoutes là?" ou le nouveau savoir vivre.
" "Éteignez vos portables!" On a tous entendu cette injonction dans les années 90, que ce soit au bureau, ou au cinéma-théâtre-concert, dans les transports en commun, les salles d'attente, les restaurants etc.
Aujourd'hui, avec l'usage généralisé des supports mobiles connectés à internet, nous permettant de consulter et d'envoyer des mails, des SMS, de surfer sur le web ou d'intéragir avec nos communautés, nos usages mobiles sont moins envahissants pour nos voisins. Ils n'en sont pas moins gênants car ils nous coupent de la communication "dans le monde réel": avez-vous déjà essayé de nouer une conversation avec une personne hypnotisée par son écran mobile?, même à table?..."
Voilà pour le 1er point de la conclusion d'iPass. Un peu superficiel n'est-ce pas? Il est évident que le savoir vivre en société doit prévaloir sur l'usage des terminaux mobiles et connectés.
Mais comme nous l'avons vu, on ne parle pas que de savoir vivre. Cette étude nous donne à voir de véritables structures comportementales modifiées en raison de l'usage des dits terminaux. C'est l'ensemble du comportement psycho social qui est affecté. L'étude ayant mis en évidence les risques avérés d'addiction. "Workaholic" est un fort joli terme pour désigner... une pathologie. Il faut être cohérent. La vraie conclusion est: l'usage des terminaux mobiles véhicule une potentialité réelle d'addiction, et donc de destructuration comportementale et de désociabilisation.
Maintenant, et puisque l'étude a montré le rapport direct entre le collaborateur et l'entreprise via la relation qui existe entre mobilité et productivité, ce n'est rien moins qu'un nouveau modèle de travail et un nouveau modèle d'entreprise qui est ici en cause. La dimension purement opérationnelle de la problématique repose au 1er chef sur les SI. Elle est d'ailleurs mise en avant dans le second point de la conclusion de l'étude d'iPass, que nous reproduisons ci-dessous.
"2. L'entreprise à tout intérêt à organiser ces pratiques
iPass conclue sur la motivation du collaborateur. Que la mobilité et la personnalisation du terminal y contribuent, c'est une évidence. Mais la mobilité ne nous parle pas que de motivation. Elle nous parle du lien social et fonctionnel à l'intérieur de l'entreprise, ce qui est la définition de la collaboration.
Les enjeux sont donc conséquents!
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| Home Mobile Computer Workstation |
Maintenant, et puisque l'étude a montré le rapport direct entre le collaborateur et l'entreprise via la relation qui existe entre mobilité et productivité, ce n'est rien moins qu'un nouveau modèle de travail et un nouveau modèle d'entreprise qui est ici en cause. La dimension purement opérationnelle de la problématique repose au 1er chef sur les SI. Elle est d'ailleurs mise en avant dans le second point de la conclusion de l'étude d'iPass, que nous reproduisons ci-dessous.
"2. L'entreprise à tout intérêt à organiser ces pratiques
Pour iPass, l'entreprise est gagnante et doit intégrer ces comportements dans sa stratégie IT afin de mieux en gérer les risques. Ainsi, les SI doivent-ils prendre en compte les conseils suivants:
- Ne tentez pas d'interdire l'usage de leur propre tablette ou smartphone aux salariés de l'entreprise, c'est un combat perdu d'avance. D'autant que ces usages les rendent plus productifs et plus assidus que les personnes qui ne sont pas équipées. Il est évident que les possesseurs de supports mobiles les considèrent comme des outils de travail. Donc intégrez ces supports dans votre stratégie IT qu'ils appartiennent à l'entreprise ou qu'ils soient la propriété personnelle des salariés. Définissez plutôt les bons usages de ces supports dans le cadre de l'entreprise et formez les salariés à ces bons usages au minimum pour qu'ils soient en mesure de protéger correctement les données de l'entreprise consultées sur un smartphone ou une tablette.
- Assurez-vous que les collaborateurs de l'entreprise puissent consulter leurs emails professionnels sur ces supports, que vous les leur ayez fournis ou pas. La plupart d'entre eux consulteront de toutes façons leurs emails avant d'arriver à leur bureau; et cette simple faculté garantit à l'entreprise une meilleure réactivité de ses salariés."
Dont acte. Qui dit terminaux mobile dit stratégie IT modifiée. Les maîtres mots sont sécurisation, homogénéisation, fiabilisation. Toutes choses qui impliquent de toucher à l'architecture des SI pour associer la mobilité à la préservation de la confidentialité et de l'intégrité des données, autant qu'à la collaboration en flux. On voit bien évidemment l'importance d'une approche orientée cloud computing dans ce cadre.
D'où l'intérêt monumental du modèle de Citrix: le BYOD. L'ensemble étant indissociable de la virtualisation du poste de travail.
La productivité croît c'est évident, de par cette nouvelle donne SI dans des proportions importantes.
Mais il s'agit somme toute de la partie la plus facile à traiter. En effet, il ne s'agit pas que d'une nouvelle donne SI puisque nous touchons via la mobilité à l'organisation du travail, aux modalités de la collaboration, aux contraintes juridiques qui s'imposent s'agissant du travail lui-même, à l'impact de la vie professionnelle sur la vie privée en raison du floutage d'une ligne qui n'existe plus désormais de par la dématérialisation et la virtualisation de la production du collaborateur, aux modifications comportementales psychologiques et sociologiques induites.
D'un mot, comme nous l'avons indiqué à plusieurs reprises, c'est la relation profonde entre l'entreprise et ses collaborateurs qui est affectée. Les RH sont en 1ère ligne dont c'est la fonction même que d'opérer l'adéquation entre les objectifs de l'entreprise, l'organisation du travail, la prise en compte de l'environnement juridique. En ce sens, la mobilité, si on est logique, met les RH en situation de retrouver la véritable place qui est la leur et qui est souvent minimisée. Mais le management, et au 1er chef la direction générale, sont directement concernés car la mobilité ne pose pas qu'un problème technique de SI; ne pose pas qu'un problème juridique d'organisation du travail; mais soulève d'une façon absolument inédite la question de la relation à l'entreprise. On parle ici de stratégie collaborative d'entreprise, d'adhésion et d'implication des collaborateurs à cette stratégie via la mobilité, de recherche d'un point d'équilibre entre ce que l'entreprise peut légitimement attendre en termes de productivité, et ce que le collaborateur peut légitimement et efficacement apporter via la mobilité, sans que son intégration psycho sociale soit par ailleurs fragilisée. Voilà qui est un vrai problème de management, et pas du tout un simple questionnement opérationnel, au demeurant fondamental, sur la dimension opérationnelle des SI.
Nous n'entendons pas apporter de conclusion définitive sur un sujet qui n'est qu'émergent. Par contre il nous semble impératif de ne pas limiter a priori les conséquences de la mobilité. Derrière l'iPad ou toute autre tablette, c'est tout notre modèle d'entreprise qui est interpellé. Et puisque la relation du collaborateur à l'entreprise est de plus en plus immatérielle; puisque l'espace temps de la collaboration "ancien modèle" vole en éclats avec la mobilité, il faut à la fois définir les nouvelles règles du jeu. En définitive, et sans forcer le trait, les entreprises ont quasiment besoin d'un "pacte collaboratif", comme les états ont besoin d'un "pacte social".
Stratosphérique? Pour démontrer que tel n'est pas le cas, nous ne prendrons qu'un seul exemple entre 1000: comment concilier les normes internationales du travail définies par l'OIT, les contraintes juridiques européennes en matière de durée légale du travail, le droit français applicable aux heures supplémentaires, quel que soit le collège et nonobstant les éventuels phénomènes d'annualisation du temps de travail, l'autonomie et la mobilité des collaborateurs que permet la contribution (et la sollicitation...- si le collaborateur est mobile et connecté, il devient joignable sans limite) à tout moment du collaborateur à l'activité productive?
Comment réguler et organiser le travail pour concilier tout le bénéfice que la mobilité permet en termes de productivité, et le nécessaire et impératif équilibre de vie que tout collaborateur doit avoir, en dehors de l'entreprise, pour être pleinement efficace dans le cadre de sa collaboration, lors même que la mobilité, intrinsèquement, comme le montrent les données de iPass, viennent fragiliser cet équilibre? Quelles stratégies d'accompagnement ou de coaching, tous collaborateurs mobiles confondus, faut-il déployer, pour parvenir à une telle régulation, à un tel management agile, au point d'équilibre efficace recherché?
Les enjeux sont donc conséquents!

Ne manquez pas la suite de ce dossier : étude des fonctionnalités et applications préférées des mobinautes professionnels en fonction du terminal mobile utilisé et de l'incidence de ces nouveaux usages sur les stratégies et process des SI.
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